La "rage", le "poison"


Quand Benoit prêche la "bonne parole"....

Le nouveau porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon dénonce la "rage" des partisans de Ségolène Royal, candidate battue au poste de Première secrétaire par Martine Aubry.

"Ils ont dans le sang ce poison de la division, dans des proportions qu'on n'a jamais connues auparavant", accuse Benoît Hamon dans un entretien à paraître dans le numéro de janvier du magazine "Bretons".

"Leur rage se focalise contre nous et pas du tout contre la droite", regrette le nouveau porte-parole.

Nos réactions

On attend la suite..... Jusqu'où iront-ils pour tenter de nous dégoûter ? tenter de faire quitter le PS à un certain nombre d'entre nous, rendant ainsi plus difficile la tâche de Ségolène ?

Face à ces attaques indignes, une seule réponse : restons rassemblés, au PS, autour des signataires de la motion E.

Ségolène Royal et son équipe ont donné des signes forts de leur volonté de rassemblement.

Alors pourquoi ??? pourquoi tant de mépris ? Nous nous battons dans nos sections. Continuons et restons fidèles à nos engagements. C'est la meilleure des réponses possibles à leurs propos "empoisonnés". Un jour d'autres se rendront compte que c'est trop gros et ils nous rejoindront.

Non, Benoit, tu ne décourageras pas ! Tu nous donnes encore plus d'énergie pour nous battre au côté de ceux dont la motion a remporté le plus grand nombre de suffrages le 6 novembre.

Martine Aubry cautionne-t-elle les propos de son porte-parole ? Nous aimerions avoir très vite une réponse, et des excuses !

Jean-Yves Le Du


A nos camarades du parti socialiste, ceux de la rue de Solférino,

Assez de haine, assez de rejet, assez de condamnations qui n'ont aucun sens ! Mais qu'ont pu vous faire Ségolène et ses partisans pour que vous les rejetiez avec autant de force, autant de conviction dans la méchanceté ?
Sa notoriété fait de l'ombre à certains mais n'est-ce pas le jeu démocratique de la politique qui veut cela ?
Le débat d'idées n'est-il pas le meilleur moyen de régler le partage des places en fonction des votes des adhérents ?

Il est vrai que vous avez amplement démontré lors de la préparation du congrès de Reims, lors du congrès lui-même puis à l'occasion de l'élection du premier secrétaire que pour vous, les votes des militants ne comptent guère...

Tout a été fait pour que Ségolène soit écartée et demain, tout sera fait pour que ses proches ne participent plus que de loin, de très loin à la vie du parti.
Après les avoir privés de toute possibilité d'action au sein du parti, le refus de toute candidature aux diverses élections aura pour effet de rendre tous les ségolénistes invisibles à la population, de leur enlever toute notoriété, pour les tuer en politique et cela définitivement !

Votre plan est dès maintenant perceptible pour tout un chacun.

Alors pourquoi continuer à nous insulter, à nous accuser de tous les maux y compris d'avoir le sang corrompu ? On se croirait au moyen-âge, à l'époque où l'on brûlait de dites sorcières tant on avait peur du diable... De quoi avez-vous donc si peur face aux ségolénistes ?
Comme se plaisent à le dire certains camarades tant l'insulte est ridicule : faudra-t-il faire analyser son ADN avant d'adhérer au PS ?

En fait ce que vous voudriez avant tout, c'est que tous les Ségolénistes quittent le Parti, notre parti, le PS ! Vous savez bien qu'un demi-parti ne peut porter un ou une candidate à l'élection présidentielle et vous préférez voir reconduire le président actuel qui fait tant de mal au pays et à ses habitants plutôt que de risquer l'élection de Ségolène Royal ! Voilà la vérité !!!!

Et bien, NON ! Nous ne voulons pas quitter le PS qui est notre maison à tous ! Et quelle que soit l'énormité de vos injures nous ne partirons pas, nous sommes socialistes autant que vous ! Jaurès, Blum, Mitterrand sont nos ancêtres comme les vôtres !

Marie-José Gamondès

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Communiqué de Jean-Louis Bianco et Jean-Pierre Mignard

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises. Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités, ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».