La Fraternité à son Zénith


Agnès et Gwen étaient au Zénith. Ils vous livrent leurs impressions.


Nous nous sommes rendus à Paris au Zénith venant de Bretagne exprès pour le concert de la fraternité.

Nous sommes habitués à ce type de manifestation car nous avons participé étudiants à de nombreuses fêtes de l'humanité, au concert de Renaud à la Bastille pendant le G8 de 1989 etc...

Nous sommes arrivés à 18 heures, le Zénith était plein. On nous a placés sur le côté tout prés de la presse. Nous étions entourés de gens très différents, toutes les régions de France étaient représentées : les ch'tis, le sud, la banlieue, des gens de tous âges mais le public était composé en grande majorité de militants socialistes.

Le concert a débuté avec les rappeurs les Neg'marrons puis le groupe rock Trust. Il y a eu un message d'encouragement de Yannick Noah très applaudi. Tous les artistes sont venus gratuitement. On sentait chez eux en particulier pour Ridan et pour Princesse Aniès ("Debout la gauche!") un véritable soutien mais aussi un appel à s'unir pour combattre la politique actuelle de la droite.

Puis il y a eu le discours très volontaire de Ségolène Royal, nous ne sommes pas des groupies, ni des fans béats mais nous soutenons sa démarche joyeuse, d'union et d'innovation qui manque cruellement à la gauche dans son ensemble.

Puis la soirée a été ponctuée de sketchs d'humoristes comme Phil Darwin, de court-métrages, d' extraits de documentaires, un film sur la marée noire de l'Erika ("Art totale") que l'on a directement subie, habitant à l'époque à Saint Nazaire.

L'ambiance était chaleureuse, toutes les formes d'art étaient représentées. On a assisté à une mini-pièce de théâtre d' Arianne Mouchkine dénonçant avec humour les dérives des fichiers du type Edwige.

Et enfin pour clore le concert, l'électrique Cali, toujours fidèle à ses idées, fidèle à la gauche.
Alors pourquoi une soirée de 5 heures aussi riche et diverse a été autant critiquée ... étrange ? Nous qui étions à coté des journalistes, à part Domenach et la journaliste du Charlie Hebdo, la plupart nous regardaient incrédules, comme si notre entoushiasme les dérangeait. Peut-être sont-ils trop blasés pour profiter simplement d'un moment convivial.

De plus ils sont partis juste après le discours de Ségolène en début de la soirée.

Les journalistes ont, il me semble, décidé que Ségolène était un "produit" périmé.

Mais nous militants nous ne sommes pas des consommateurs, la politique c'est avant tout des convictions, de la durée, une équipe et surtout un projet comme la motion "E" car on sait qu'une fois le Président parti, on devra reconstruire une France plus juste, plus drôle, plus écologique et surtout moins cynique.

Agnès et Gwen